Au pied du Mont Fuji, hiératique majesté japonaise

Découverte de Fujikawaguchiko et randonnée autour du Mont sacré japonais; Fuji-san se dresse, inébranlable, dans la froideur de l'hiver.

En nous rendant à Kawaguchiko, nous voulions réparer un petit manque : nous n’avions pas encore vu le Mont Fuji. Ou du moins pas vraiment, nous l’avions tantôt aperçu couvert de nuages, tantôt deviné de loin, voir de très loin…

Nous nous attendions bien sûr à une belle montagne tant elle est célèbre et sacrée. Au petit matin, en jetant un premier coup d’œil par la fenêtre de notre dortoir, nous avons vu un géant majestueux. Couvert de neige, sa blancheur contrastait en cette belle matinée d’hiver avec un ciel d’un bleu éclatant. Il était balayé de nuages qui, loin de masquer une part de sa beauté, l’exaltaient, laissant deviner au fil du vent les traits de son sommet.

Première balade au bord du lac Kawaguchiko

Nous avons quelques jours à Kawaguchiko et voulions commencer doucement. On nous a recommandé l’observatoire se trouvant en haut du téléphérique à l’est de la ville. Il est accessible à pied en une trentaine de minutes de marche, balade qui offre de nombreux points de vue sur le Fuji et des bancs non moins nombreux pour l’observer en mangeant un petit casse-croute.

Allez faites un effort, on le voit le Mont Fuji !

Nous sommes ravis de la balade qui nous met en jambe pour continuer. Nous longeons le lac jusqu’à l’extrémité nord du pont qui le traverse. Cette deuxième petite marche offre elle aussi de jolis points de vue, cette fois sur le Mont et le lac, ce qui donne l’occasion de prendre quelques jolies photos !

Nous rentrons fatigués mais heureux, à travers la ville où le Mont Fuji est visible de partout, ou presque. Depuis Kawaguchiko, on peut le voir se dresser entre les maisons, au bout des rues à chaque tournant. Le voir de si proche est tout à fait impressionnant. Sa forme triangulaire se dressant de toute sa hauteur à travers le ciel en fait réellement une montagne à part (ou plutôt un volcan à part, ne l’oublions pas, la dernière éruption ne remonte qu’à à peine plus de 300 ans). On comprend alors mieux pourquoi, depuis sa naissance, il a fait l’objet d’une admiration sans faille et même d’une certaine déification.

D’ailleurs, pour en apprendre un peu plus sur l’histoire du Mont Fuji et sur toute la culture et le folklore qui l’entoure, on conseille le très beau et ludique “Yamanashi Prefectural Fujisan World Heritage Center” qui nous a bien occupé lors de notre seconde après-midi grise à Kawaguchiko.

L’entrée du musée, avec une scénographie très sympa.

 

Randonnée jusqu’à l’observatoire de Sankodai

Le troisième jour, le ciel est totalement bleu, un temps parfait pour randonner !

Après un trajet en bus local, dans lequel la plupart des voyageurs arpentent le look du randonneur, nous descendons seuls à un arrêt isolé : le départ de notre rando se trouve à une centaine de mètres, perdu dans un virage de la route.

La première montée est brève et nous arrivons à un temple, tordu par le temps.

Déjà, le Mont Fuji est visible.

Quelques minutes plus tard, notre croisons un second temple.

Le chemin n’est pas très raide, et suit la crête du début à la fin. Dans les quelques passages techniques, de belles marches en bois sont aménagés pour faciliter le passage. Un second panorama nous attend plus loin, au soleil cette fois.

 

Le banc au soleil devant le Fuji, que demande le peuple ?

 

Notre ville de départ s’éloigne, ou bien serait-ce nous ?

Après un bon bain de soleil, il est temps d’avancer, il serait dommage de rater le dernier bus de retour (même si nous avons prévu large, nous aurions pu rester ici toute la journée) !

La neige apparaît par-ci par-là, au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude. Le chemin reste accessible en chaussure de marche.

Nous arrivons à un premier observatoire, où des bancs et tables sont disposées pour les marcheurs. Nous en profitons pour manger. Catastrophe, nous avons oublié nos baguettes ! Un souvenir avec un hôte de WWOOFing me revient, je sais quoi faire !

Et hop ! 2 branches mortes = une paire de baguette !

La prochaine étape se trouve à 3 kilomètres, mais le dénivelé est maintenant soit nul, soit négatif !

Nous arrivons sur une grand étendue d’herbe, coupée d’un large chemin, celui-ci semble mener vers un point de vue, l’observatoire de Sankodai.

Les jeux d’ombres sur la montagne sont magnifiques.

 

La forêt Aokigahara.

La forêt Aokigahara est née de la lave du Mont Fuji sur les flans de ce dernier pour s’étendre sur 35 km2 entre monts et lacs.

Sa vue depuis l’observatoire de Sankodai est à couper le souffle tant cette étendue intacte, où pas une maison ne se dresse, est rare. Se retourner ensuite pour voir le Fuji se dresser de toute sa hauteur vers le ciel et veiller sur ces étendues de forêts et de lacs est tout bonnement fantastique.

Nous prenons le temps d’admirer… Le temps se couvre rapidement, les nuages commencent à jouer avec les rayons du soleil, les faisant danser dans l’atmosphère froide de l’hiver.

Malgré la beauté du lieu, il ne faudrait pas rater le bus ! Camille vérifie les horaires sur des sites japonais, je la laisse faire pour cette partie là 😉

Nous repartons tranquillement, toujours en descente, nous croisons d’autres points de vue sur le Mont Fuji, mais le temps n’est plus idéal. Au final, nous arrivons à l’arrêt de bus pile quand il arrive, une petite course à pied pour l’attraper est nécessaire, mais cela nous donne une bonne excuse pour boire un bon thé chaud en rentrant à l’auberge 🙂

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