Bifuka, où l’on vit au rythme de la nature

Allongé dans l'herbe à l'ombre d'un arbre, j'écris cet article...

Bifuka, entre pâturages et forêts

Dans la région Nord d’Hokkaido se trouve une ville appelée Bifuka. Depuis Tomakomai, où notre ferry a débarqué depuis Tsuruga, nous prenons des trains locaux qui mettrons six heures à arriver passant par monts et forêts, par quelques villages éparses et quelques gares qui consistent souvent en une petite cabane au bord des rails.

Nous découvrons d’abord Bifuka par le WWOOFing, le mini-bus à réserver d’avance venu expressément nous récupérer à la gare, à la demande de notre hôte, nous fait passer par des kilomètres de forêts et de pâturage. La ville, et par extension tout Hokkaido, semble bien préparée aux hivers rudes, les maisons et fermes ne sont pas construites de la même façon, les routes sont bordées de piliers qui en marquent les limites, et on trouve même de long dispositifs anti-blizzard.

Le dispositif anti-blizzard en question. En hiver, un mur de neige “naturel” protège la route.

Une fois arrivés chez notre hôte, un éleveur de vaches à lait, nous découvrons sa ferme entourée d’immenses pâtures vallonnées, traversées de rivières et en parties couvertes de forêt. Ici pas de wifi, et très peu de réseaux, nous passerons une grande partie de notre temps à bouquiner en compagnie de vache, assis dans l’herbe au bord de l’eau, sous un arbre.

Pour nous, Bifuka c’était d’abord ça, de grands espaces verts, une ferme, des vaches et des enfants libres et indépendants qui étudient à l’école de la ville où les classes ne dépassent pas six élèves. On peut d’ailleurs dire sans trop avoir peur de se tromper, que Bifuka c’est bel et bien cela en grande partie.

Bifuka, entre cascades et marais

Puis nous avons le Bifuka “touristique”. C’est notre jour de repos, et notre hôte nous emmène en balade. Nous faisons plusieurs petites étapes avant d’arriver au départ de notre randonnée. Nous passons d’abord récupérer de “L’eau délicieuse”, “Oishi mizu” en japonais, dans une source tout droit sortie de la montagne. Les japonais aiment bien boire l’eau des sources.

Nous nous arrêtons ensuite au pied d’une première cascade “Ugiri no Taki” puis une seconde accessible après une cinq à dix minutes de montée à pied “Megami no Taki”. Celle-ci est vraiment époustouflante. L’eau coule à travers la roche qui ressemble à des piliers aux formes géométriques, renversés et empilés les uns sur les autres. Elle coule comme si elle venait d’apparaître, bien cachés au milieu de ces petites falaises et de cette forêt.

Notre dernier arrêt, la zone humide de Matsuyama où nous dépose notre hôte avec une paire de vélos pour rentrer. Cette zone se trouve en fait au sommet d’un mont.

Hokkaido est réputé pour ses ours. En plus de la fameuse clochette du randonneur, de grosses cloches sont disponibles en bas du chemin pourr les éloigner !

Camille a fait de gros progrès en Japonais, elle arrive maintenant à comprendre les panneaux. Celui-ci indique que de l’air frais provient des entrailles de la terre et sort par les trous d’un rocher. Effectivement, il faisait frais !

L’ascension n’est pas très difficile et nous a pris moins d’une heure. Nous traversons la forêt, empruntons des petits sentiers, avons quelques jolis points de vue sur la vallée, et quelques panneaux indiquant un arbre tordu ou autre détail à remarquer…

 

Arrivé au sommet, des planches surélevées nous permettent d’accéder au marais sans abimer la végétation.

Une fois là-haut, la vue sur la zone humide est très belle sous le beau ciel bleu. Après avoir sonné la cloche à ours à l’entrée, nous nous engageons sur la passerelle de bois qui surplombe et fait le tour de la zone.

La végétation témoigne ici des conditions hivernales rudes que subit le sommet du mont, les conifères poussent bas et peu touffus. Nous faisons le tour, admirons les fleurs qui ressemblent à du coton et volent au vent, nous asseyons au bord d’une des petites mares pour déjeuner et regarder les nuages se refléter dans l’eau.

Sans m’en rendre compte, mon appareil photo est resté en focus manuel après avoir pris les fleurs. C’est donc… flou.

Heureusement que Camille en prenait avec son téléphone

Le tour de la passerelle peut se faire en trente minutes, il nous en faut un peu plus avant de redescendre (sans oublier de faire tinter à nouveau la cloche à ours !).

On en profite pour manger nos onigiri au bord de l’eau, en regardant les libellules.

Une fois en bas, avant de reprendre les vélos, nous marchons un peu le long du marais dont la lecture m’échappe, mais qui se trouve au départ de notre randonnée !

Bifuka vue des rails

Une dernière petite étape avant de quitter la ville, “Torokko”. Une petite balade en kart sur rails dont le départ se trouve en face de l’école. Pour environ 1500 yen pour les adultes, vous pouvez faire l’aller-retour en une petite heure sur l’ancienne voie ferrée traversant forêts et champs, et passant des ponts surplombant de jolies rivières. Le kart se “conduit” comme une voiture, un accélérateur et un frein. Une très bonne expérience, surtout avec des enfants 🙂

 

 

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