Le Mont Tokachi, première ascension d’un volcan actif

Nous découvrons les décors fascinants et désolés du Mont Tokachi à travers ses nuages de soufre.

C’est une montagne que j’avais envie de gravir depuis quelques temps. Elle me faisait de l’œil depuis que nous avions dormi à son pied, où se trouve l’observatoire et le petit centre d’information. Ce soir là, pendant notre roadtrip (article à venir), nous nous y étions arrêté pour passer la nuit dans notre voiture. Au matin, par manque de temps et de beaux temps, nous avions choisi le mont Sandan, voisin du Tokachi-dake. Mais ce plus petit voisin tout vert, je regardais au loin et me disait que je n’en resterais pas là !

Et nous voilà aujourd’hui, jour de repos, de nouveau sur ce grand parking. Nous n’y sommes pas seuls, cette fois ce n’est plus l’aube, il est déjà 8h du matin, le soleil s’est levé il y a 3 ou 4 heures et une belle poignée de randonneurs ont déjà bien entamé l’ascension !

Vue de l’observatoire. Le Mont Tokachi est facilement reconnaissable à ses fumerolles.

Après avoir laissé notre nom dans le carnet des départs par précaution, nous nous engageons sur le sentier caillouteux, direction les fumerolles et le sommet !

Trouveras-tu le photographe qui fait coucou sur cette photo ?

La randonnée commence très doucement et restera très abordable jusqu’à un petit refuge. Celui-ci est un abri anti-catastrophe, on y trouve des casques et supposément de l’eau.

Depuis le départ, une difficulté s’est pourtant faite sentir : pas d’ombre ! On a bien fait d’emporter chapeau et crème solaire, et on profite bien de chaque nuage ! Ces derniers se densifient de plus en plus, nous engloutissant jusqu’à donner une atmosphère quelque peu apocalyptique à ces espaces désolés.

 

On monte entre d’énormes rochers rougeâtres, puis l’on monte en zigzag. Qui eu cru que ce volcan nous offrirait tant de couleurs, au sol du noir, du jaune, du rouge, du blanc, parfois même du vert et du bleu !

Notre chemin nous amène à un cratère. En un pas, une toute nouvelle vue s’ouvre devant nous, encore quelques autres et voilà que l’on peut voir le fond du cratère.

Le sol noir contraste avec le ciel bleu et les nuages blancs. Nous sommes ici dans un grand espace entourée de montagne, au loin, des falaises noires semblent même s’envoler au vent. C’est la première fois que je grimpe un volcan (encore en activité, rappelons-le !) et que je m’approche d’un cratère, et je ne suis pas déçue de l’effort ! Tout ceci a un goût de grandeur et d’espace.

Nous continuons notre chemin vers le sommet du Mont Tokachi. Nous avons droit à un peu de répit sur du plat, la roche et les cailloux ont donné place à une sorte de sable noir très épais. Et voilà que nous quittons définitivement toute trace de végétation pour nous approcher de plus en plus des fumerolles.

Le soufre nous titille de plus en plus les narines, nous pressons le pas. Et voilà que le chemin s’arrête au pied d’un mur de rochers, la randonnée s’apparenterait maintenant presque à de l’escalade !

Ici, pas de chemin, chacun se débrouille au milieu des roches volcaniques !

C’est la dernière ligne droite, et le soufre nous fait maintenant un peu mal aux poumons, lors que le vent souffle vers nous, nous expirons de petits nuages de soufre. C’est un passage qui n’en est que plus délicat, la montée est raide et difficile, on ne veut pas trainer pour trop respirer de vapeur, mais il ne faut pas non plus trop forcer !

Le vent ne joue pas en notre faveur ! Les fumerolles se dirigent tout droit vers nous.

Vue sur le Mont Sandan que nous avons gravit quelques semaines avant, dans les nuages.

 

Dernière ligne droite ! Ganbatte !

Nous arrivons finalement sauf au sommet où nous attendent déjà quelques compagnons de randonnée. Nous trouvons un petit coin à l’abri du vent et donc des vapeurs pour déjeuner. De là-haut, nous avons une vue panoramique sur une mer de cailloux et les monts environnants.

Merci au gentil monsieur qui nous a proposé de nous prendre en photo au sommet 🙂

Le temps de manger notre déjeuner en compagnie des nombreuses libellules, de nous reposer un peu, et nous entamons la redescente. Ardue elle aussi, il ne faudrait pas tomber, mais plus rapide que la montée. De là-haut, nous avions remarqué que nous avions longé une rivière de neige, nous l’avions d’abord pris pour une sorte de roche jaunâtre, elle a simplement été jaunie par le soufre du volcan. Nous remarquons maintenant que lentement elle fond, de gouttes s’en écoulent et l’on peut même tendre l’oreille pour l’écouter.

Cette randonnée est un aller-retour, nous repassons donc par le même chemin pour descendre et avons le plaisir de contempler à nouveau les falaises noires au vent, et les chemins arc-en-ciel !

Nous prenons bien garde à nous pieds tout en contemplant la vallée entre les nuages avant de revenir ravis à notre point de départ !

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