Week-end à Karuizawa, Usui Pass et Mont Hanare

Deux jours de randonnées autour de la ville de Karuizawa, connue pour sa station de ski et ses maisons secondaires.

Après deux belles semaines de Wwoofing, nous nous prenons un weekend à Karuizawa, une ville à 1000m du niveau de la mer, où une station de ski attire de nombreux touristes en hiver.

Usui Pass

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Après avoir cherché un itinéraire piéton sur les cartes de la villes, nous en choisissons un qui démarre de la gare de Karuizawa. La ville est calme en fin de saison hivernale, et seul le secteur gare – centre commercial – station de ski est animé.

Notre boucle débute par la traversée d’un parc et se poursuit à travers des quartiers résidentiels. Notre précédent hôte nous avait prévenu, Karuizawa est connu pour ses nombreuses demeures secondaires de riches japonais. La route est déserte, le quartier est habillement dissimulé à travers les arbres, les bâtisses sont toutes plus grandes les unes que les autres, les jardins parfaitement entretenus par les jardiniers, malgré l’absence des propriétaires.

Après une trentaine de minutes de marche, nous en arrivons au vif du sujet. Nous avons prévu de combiner une randonnée à l’itinéraire piéton touristique. Le départ se situe en amont d’une église chrétienne, où des fidèles semblent se rassembler, sûrement pour participer à la messe.

On accède au départ du chemin de randonnée en longeant la route quelques minutes.

“Je crois que c’est là”

Sur un kilomètre, le chemin donne à voir des maisons immenses cachées dans la forêt. Celle-ci se densifie, et bientôt nous atteignons un pont suspendu qui marque le début de la partie en pleine nature.

La montée est très agréable, les zigzag dans les bois permettent d’éviter une trop forte pente et rend la balade plaisante, sans la rendre répétitive.

Nous apercevons une grosse antenne relais, qui se trouve au Col, nous sommes bientôt arrivés !

Le sentier débouche sur un parc offrant une vue panoramique magnifique sur les reliefs environnants, dont les fameux Monts Asama et Hanare, c’est d’ailleurs ce dernier que nous gravirons demain.

J’en profite pour faire un timelapse.

Nous continuons en direction du sanctuaire Kumano pour y faire calligraphier notre prochain Goshuin ! Le temple est magnifique, un arbre gigantesque y trône fièrement.

Un arbre sacré. On le reconnait aux “shide”, ces papiers blanc qui l’entourent.

Un petit chemin s’échappe discrètement dans un coin de la cour… Des panneaux indiquent que quelque chose se trouve à 10 minutes de marche de là. Curieux, nous décidons de le suivre et débouchons sur un petit autel perdu entre les arbres, nous qui pensions arriver sur un point de vue !

C’est l’heure de redescendre par le même chemin, et nous revoilà au début de la randonnée, qui permet également de rejoindre la rue touristique Kyu Karuizawa. En parcourant la rue à la recherche d’un restaurant ouvert et japonais (on y trouve beaucoup plus de restaurants italiens et français, tourisme de luxe oblige), nous tombons sur un Donguri, les magasins officiels Ghibli au Japon (il n’y en a que 39, autant dire que c’est assez improbable de tomber dessus par hasard).

Même si notre ventre gronde, nous nous y arrêtons et en profitons pour acheter des petites clochettes de randonneurs trop cools, pour effrayer les éventuels ours sauvages qui rodent au Japon.

La dernière étape de la journée, l’étang Tumoba. Nous le parcourons tranquillement alors que le soleil se couche doucement.

Sur la carte touristique en notre possession, un spot est indiqué, le “Pyrénées Roundabout”. Nous rions en y arrivant, nous qui pensions trouver quelque chose de spécial, nous nous retrouvons devant ça :

Les ronds-points sont si rares au Japon qu’ils les indiquent sur leurs cartes touristiques !

Un peu fatigué, il nous reste 30 minutes de marche jusqu’à notre hôtel et la journée se termine paisiblement, devant un des derniers jours du tournoi Sumo.

Mont Hanare

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Aujourd’hui, nous repartons avec nos gros sacs sur le dos, notre train de retour est à 14h30, mais nous avons bien l’intention de faire une randonnée ! La gare de Karuizawa possède des casiers pour y stocker sa valise à la journée. Nous en profitons et partons légers sur le Mont Hanare.

Comme hier, nous parcourons des quartiers de maisons secondaires avant d’atteindre le départ de la randonnée. Une petite cabane accueille les randonneurs avec un carnet pour y indiquer son heure de départ et d’arrivée, au cas où quelque chose arriverait. Des objets trouvés y sont également disposés, une paire de lunette, un bonnet, des gants… Un peu plus loin, certaines personnes ont déposé leur bâton de marche improvisés pour les marcheurs suivants.

Attention, ours “très méchant”, comme l’indique le dessin !

La montée est plutôt monotone sur un chemin large en zigzag, mais c’est agréable, il fait beau et les oiseaux chantent.

La station de ski de Karuizawa et sa neige de culture dénote un peu avec le paysage printanier.

Le panneau d’information usé par le temps, marque un changement de terrain, la pente se fait moins raide et le chemin se sépare en plusieurs petits sentiers. Le Mont Hanare est connu pour sa forme en “bol de riz inversé”, et à son sommet se trouve un parc.

Nous y entrons au son des oiseaux, direction le sommet et son point de vue sur le Mont Asama.

L’accès au sommet du Mont Asama est interdit en ce moment à cause de fumées volcaniques qui s’en échappent.

Notre promenade continue jusqu’au second point de vue, sur la ville de Karuizawa cette fois. Non loin se trouve une sorte de mémorial où repose une capsule temporelle.

Nous redescendons par le même chemin et nous arrêtons dans un restaurant. Nous arrivons à la gare à peine 10 minutes avant le départ du train, timing parfait pour acheter notre billet et récupérer nos sacs !

Le petit détail Japonais

Le cinéma au Japon. Nous n’y sommes allé qu’une seule fois, mais deux choses nous ont marqué. La première, c’est que les gens arrivent pile à l’heure pour le début du film (enfin… des pubs. Ça, c’est pareil !). Donc si vous êtes comme nous et que vous arrivez 10 minutes avant, voilà ce qui arrive :

Ensuite, le générique de fin. PERSONNE ne s’est levé pendant le générique, tout le monde a attendu dans le noir, en regardant les noms défiler avec respect, sans même bavarder avec leur voisin. La lumière s’allume ensuite progressivement une fois le générique fini et les gens partent comme ils sont arrivés, sans un bruit.

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