Découverte d’Okinawa et de sa capitale, Naha

Okinawa évoque l'été et la plage, mais on retient surtout de Naha une histoire et des mélanges culturels qui valent la peine qu'on s'y intéresse !

Avant de nous rendre pour une semaine de camping sur l’île de Zamami, nous avons pu profiter de quelques jours pour découvrir ce qu’est Okinawa, qui sont ses habitants et leur histoire quelque peu mouvementée depuis 150 ans…

Le musée préfectoral d’Okinawa

Pour notre première visite, nous choisissons le lieu le plus qualifié pour répondre à nos questions, le musée préfectoral d’Okinawa.

L’architecture “blockhaus” est un peu spécial, mais le musée est super 😉

Laissez-moi vous résumer rapidement ce que nous avons appris lors de notre visite ce musée :

Autrefois nommé le royaume de Ryukyu, son peuple était pacifique et marchand. Le territoire servait notamment de lieu d’échange entre le Japon et la Chine.
En 1609, le Japon envahit l’île, mais lui laisse son indépendance pour éviter de fâcher l’empire chinois voisin dont il valait mieux être l’allié.
En 1879, il y a 150 ans donc, le Japon annexe le royaume de Ryukyu et il devient la préfecture d’Okinawa. Les enfants doivent maintenant apprendre le japonais à l’école, qui devient la langue officielle.
Qui dit préfecture japonaise, dit aussi seconde guerre mondiale. Les habitants pacifiques de l’île se retrouvent alors impliqués dans une guerre, et, malheureusement pour eux, leur territoire représente un avantage stratégique pour les américains. Résultat, un quart de la population de l’île est tué, les américains s’emparent de l’île en 1945 et créés de nombreux problèmes d’incivilité et de violences, même après la guerre.
En 1972, Okinawa redevient japonaise afin de remettre de l’ordre sur l’île, mais les bases militaires américaines sont conservées, créant encore de nos jours des problèmes sécuritaires (viols, hélicoptères qui s’écrasent en ville…).

Aujourd’hui, l’ile est un sacré mélange de culture, la spécialité culinaire est le porc (importé par les Américains, le fameux SPAM est vendu partout sur l’île), mais les plats traditionnels sont un mélange de cuisine japonaise et chinoise.

Pour revenir au musée en lui même, il est bien construit et la plupart des panneaux sont traduit en anglais. En plus de l’aspect historique, vous pourrez également en apprendre plus sur la faune et la flore de l’île, ainsi que sur les us et coutumes du peuple de Ryukyu, de siècle en siècle. Nous vous déconseillons l’audio-guide si comme nous vous aimez tout lire, celui-ci est en fait une tablette avec un casque, et au bout de 5 heures ça commence à tirer fortement sur l’avant-bras…

Le château de Shuri

Avant-propos : Le 31 octobre 2019, soit 3 semaines après notre visite, le magnifique château de Shuri a été, en grande partie, dévoré par les flammes. Sa reconstruction à l’exacte, débuté après la seconde guerre mondiale, était quasiment terminée…

Le château de Shuri eu beaucoup de fonctions au fil des âges. Construit au XIVe siècle, il était initialement la résidence royal des rois de Ryukyu. Selon les registres historiques, il fut détruit par les flammes à quatre reprises. Il n’en reste pas moins impressionnant et son architecture a des influences à la fois japonaises et chinoises.

Les remparts de la forteresse.

Après avoir visité chaque recoin de la basse-cour, nous pénétrons dans l’enceinte principale et nous retrouvons dans une cour immense, en face du château.

Je vous laisse deviner pourquoi ce motif sur le sol 😉

La réponse : Pour l’alignement des membres de la cour ! Chacun porte un chapeau d’une couleur représentant sa fonction dans le royaume.

Nous continuons par la visite du château, où tous les panneaux d’informations sont traduits en anglais. Nous en apprenons beaucoup sur le fonctionnement du château et sur le quotidien de la famille royale.

La construction d’une cloison japonaise, garanti zéro isolation 😉

Le trône lors des apparitions royales devant la cour. L’heure venue, les volets s’ouvraient et laissaient apparaitre le roi.

Le trône à l’intérieur du château cette fois, lors des visites plus privées.

La visite terminée, le haut de la cour intérieure offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons ensuite pour visiter les alentours du château.

Même les canards ont trop la classe ici.

Un temple en contrebas du temple, au milieu d’un étang.

Jardin de Fukushūen

Dernière visite culturelle dans la ville de Naha. Le jardin chinois de Fukushūen, créé en 1992, marque le partenariat entre la ville chinoise de Fuzhou et de Naha. Il est très intéressant de pouvoir comparer le style japonais que nous connaissons maintenant bien au style chinois qu’il peut être difficile à distinguer au premier abord. Très agréable, il offre plusieurs “tableaux” représentant les décors de la région autour de Fuzhou, de jolies pagodes et bâtiments, ainsi qu’une jolie cascade dont le rocher creusé d’où elle émerge est un amusant labyrinthe.

 
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