Les gorges d’Hirakawa, d’Hatonosu à Okutama

Depuis Hatonosu jusqu'à Okutama, seuls entre les falaises, nous parcourons au fil de l'eau le sentier des gorges d'Hirakawa…

Notre train passe un premier tunnel, et nous voilà dans une vallée ensoleillée entre monts, petits villages et forêts. À chaque arrêt, le train se vide un peu plus, et bientôt, ne restent plus que des randonneurs dans notre wagon. Nous descendons à Hatonosu.

Une fois le train parti, c’est le silence absolu. Même le guichet de la gare est fermé, alors que je n’ai plus d’argent sur ma carte Suica (ma carte électronique qui sert de billet) ! Aucune machine automatique dans les parages, le “portique” (toujours sans porte) bip et affiche une croix rouge… Mince, je n’ai aucun moyen de la recharger, nous allons devoir “frauder” malgré nous. Nous nous demandons ce qui se passera lorsque je ré-entrerai dans une gare au retour.
Après ce contretemps gênant qui nous emplis de doutes et d’embarras, nous commençons à descendre les rues en pentes, direction un premier pont qui offre un joli premier point de vue sur les gorges.

Le décors est splendide, et nous nous languissons d’avance ! Nous continuons notre descente le long du chemin pentu. Dans le silence, une personne âgée est en train de balayer les feuilles mortes.
Les bâtiments semblent vides et certaines portes sont scellées, le temps semble s’être arrêté…

Nous arrivons au fond de la vallée, proche de la rivière. Un petit autel est perché en haut d’une butte, nous y montons pour admirer la vue magnifique.

Après avoir jeté une petite pièce, nous prenons notre temps pour admirer la vue sur les gorges, la quiétude de la montagne et de sa forêt.

Le chemin nous fait longer le cours d’eau et alterne entre terre et rochers.

Non loin de là, nous apercevons un barrage, et des marches sur le côté nous font remonter à son niveau. En haut, en bordure de forêt, nous découvrons un joli coin aménagé pour le repos des randonneurs, surplombé par ce que nous supposons être des cerisiers.

Le barrage est accessible et permet de rejoindre la route, ainsi que “l’escalier à poissons” qui permet à ces derniers de franchir le barrage sous le regards des visiteurs et des curieux. Un peu comme un aquarium où les poissons ne sont pas enfermés (pas bête comme système). Par contre il est fermé hors saison, on a donc pas pu le voir…

Nous continuons le long du lac formé par le barrage, et croisons en chemin quelques loueurs de canoë fermés, activité probablement prisée en haute saison !
Des rapaces survolent sans un bruit l’étendue d’eau, sûrement à la recherche de nourriture. 

Enfin nous arrivons de nouveau à un pont, où se trouve un joli restaurant, le Earth Garden, en bord de falaise, et dont les vitres donnent directement sur les gorges.

Nous continuons par un petit chemin longeant la falaise, puis par des escaliers métalliques surplombant le vide. Après quelques minutes, nous arrivons à un tunnel creusé dans la roche qui débouche sur une ancienne route.

Notre ventre gronde, il est temps de chercher un endroit où nous installer pour manger nos onigiris. Au soleil car le vent s’est levé. Arrivés jusqu’à un petit hameau, nous trouvons un petit chemin menant vers le lit de la rivière, parfait !

Après ce bon repas fait avec amour, nous repartons par la route, sur le trottoir pendant une dizaine de minute. Nous arrivons au parc du Mont Atago, et sans savoir ce qui nous attend, nous nous entamons son ascension !

Plusieurs parcours sont possibles, nous avons pris le plus difficile (et rapide). Les marches se succèdent, rien de bien méchant.

Quand soudain…

Regardez bien… Vous l’avez vu ?

Entre deux arbres gigantesques, un immense escalier apparait. En nous rapprochant, nous nous rendons compte qu’en plus de monter haut, il est particulièrement raide !

Après avoir marqué un petit arrêt, nous commençons donc l’ascension, qui n’est pas des plus facile ! Si vous avez le vertige, mieux vaut ne pas vous retourner. Pour ajouter un peu de difficulté, les marches ne sont pas plates, et plutôt fine, et à l’approche du sommet, elles sont de plus en plus inclinées vers le bas. Nous grimpons avec l’impression permanente de tomber en arrière 😉

Bientôt, nous arrivons au sommet, pas peu fier d’être toujours en vie ! Le temple Atago nous attend au sommet, accompagné de sa pagode. C’est probablement le temple que nous avons le plus mérité !

Le temple en lui même (que j’ai oublié de prendre en photo) est “posé” au sommet du mont. Des bouts de chemins se sont écroulés à certains endroit, heureusement des renforts ont été aménagés pour éviter que le bâtiment ne s’écroule avec l’érosion.

Nous redescendons.

À la descente, nous suivons une route dans un quartier résidentiel jusqu’à recroiser un panneau nous indiquant le pont Tokei. Le chemin longe la falaise dans un décor qui me rappelle les falaises de Saint-Nizier-du-Moucherotte.

Nous arrivons à un pont suspendu au dessus de l’eau. Un corbeau nous regarde du haut de sa branche.

Il ne reste plus qu’à traverser un deuxième pont pour arriver à Okutama où se trouve notre gare du retour.

C’est le moment de vérité pour mon passage au portique de la gare. Dans celle-ci, le guichet est ouvert. Je m’empresse de charger ma carte plus qu’il n’en faut (en cas d’amende ?) avant d’essayer de passer. BIIIP, une croix rouge s’affiche. Le gardien au guichet me regarde et ouvre sa petite fenêtre pour que nous nous approchions. Sans parler un mot d’anglais, il prend ma carte et essaye de nous faire comprendre qu’il y a un problème. Camille prend son japonais à deux mains et part à ma rescousse en lui expliquant que le guichet était fermé à la gare de Hatonosu, et que la carte avait bipé avec une croix rouge.

Il comprend rapidement, et sans plus attendre passe ma carte sur son terminal, et me donne une facture. C’est le montant que j’aurai du payer ce matin. Parfait ! Même pas d’amende, on l’a joué honnête. Je peux donc repasser au portique et tout fonctionne cette fois, ouf !

Le petit détail japonais

Après vous avoir parlé des toilettes futuristes des japonais, nous restons dans le même thème, les toilettes publics. Déjà, comme vous pouvez déjà vous en douter, ils sont quasi-toujours propres (la seule exception fut au départ d’une randonnée, où il n’y avait plus d’eau). Ce qui m’a aussi étonné, c’est l’emplacement des urinoirs. En France, ils sont toujours cachés depuis l’extérieur pour éviter que les dames ne puissent jeter un œil. Au Japon, les urinoirs sont très souvent placés en face de l’entrée. La pudeur est une science inexacte au pays du soleil levant 😉

 

 

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