Le Mont Kintoki et l’enfant à la hache

Découvrez le légende de Kintarō le long du chemin menant en haut du Mont Ashigara, avec un panorama sur le Fuji-san.

Cette randonnée fait partie de notre voyage de deux jours à Hakone.

Le bus nous dépose à l’arrêt Kintoki-jinja-iriguchi depuis Hakone-Yumoto, juste à côté d’un terrain de golf. Nous suivons dans un premier temps les panneaux en direction du Temple Kintoki, dédié à Kintarō, le « garçon doré ». Dans le folklore japonais, Kintarō est un enfant à la force surhumaine équipé d’une hache. Il est élevé par une ogresse sur le mont Ashigara (que nous grimpons aujourd’hui) où il devient ami des animaux de la montagne. Nous suivrons ses traces tout au long de la randonnée…

Le départ de la randonnée est déjà très beau, le chemin est creusé par l’érosion, et de beaux arbres aux racines apparentes nous entourent et jonchent notre chemin.

Nous rencontrons de temps à autres quelques panneaux signalétiques que nous n’arrivons pas à lire et des rochers et arbres ornés de décorations en papier. Ce sont des “Shide” qui séparent et joignent notre monde au monde spirituel. Selon les croyances shinto, l’agréable son provoqué par le frottement du papier, aiderait à garder les dieux en éveil…

Peu de temps après, nous traversons une route, et nous apercevons le long du chemin une petite échappée vers la droite, qu’un panneau signalétique indique, ce qui est sûrement en lien avec la légende de Kintaro !

Un gros rocher nous fait face. Il s’agit du Kintoki Shrine Okunoin, un coffre d’offrande y est présent.

Le chemin se fait de plus en plus boueux et glissant, nous sommes contents d’avoir pensé à nos bâtons cette fois. De nombreuses marches en pierre ou en bois ont été aménagées pour faciliter l’ascension. C’est alors que nous tombons nez à nez avec un gigantesque rocher, cassé en deux et “soutenus” symboliquement par des branches, sûrement déposées par les randonneurs. C’est sous ce rocher que Kintarō et sa mère auraient vécus, et c’est sûrement lui qui l’aurait fendu en deux.

Nous continuons sur les marches longeant le rocher. La pente se raidit, d’innombrables racines sortent du sol, servant par moment de marche. De plus, la neige s’accumule au fil de notre ascension, le soleil n’a pas souvent l’occasion de percer au travers de ces grands arbres !

La vue de dégage, donnant un joli panorama sur la vallée. Nous arrivons à l’intersection du chemin que nous emprunterons au retour.

Par la suite, nous longeons la crête qui se compose principalement de marches en terre (ou en boue dans notre cas). Vous aurez besoin de vous hisser le long d’une corde lors d’un court passage.

Le paysage s’éclaircit, nous atteignons le sommet !

Un chat nous y attend…

La vue sur le Mont Fuji. Magnifique n’est-ce pas ?

On retrouve un restaurant et des toilettes au sommet, nous décidons de nous installer à une table pour manger nos onigiri, préparés avec amour le jour précédent (“Oishii !” s’exclameraient les japonais).

Les nuages n’ont pas l’intention de partir, nous décidons de redescendre ! Nous mettons le temps qu’il faut car le sol est extrêmement glissant à cause de la boue. Après avoir passé le croisement, nous pénétrons dans une immense prairie de bambou, magnifique. Le chemin est comme creusé dans la terre, et souvent les bambous nous dépassent, si dense qu’on pourrait y faire un labyrinthe !

Une cabane fermée, sûrement un restaurant d’étape en été, marque un autre croisement.

Après plusieurs dizaines de minutes, le chemin débouche sur une route dans un quartier résidentiel. Quelques maisons sont abandonnées, ce qui est encore plus marquant ici, à cause de l’humidité et de la végétation.

Nous rejoignons alors un arrêt de bus pour revenir à Gora. Si le bus passe dans trop longtemps, nous vous conseillons de marcher trois minutes au bord de la route pour attraper l’arrêt de bus Sengokuhara où 5 lignes de bus circulent.

Le petit détail Japonais :

J’ai vu ce moulin à café en faisant les courses tout à l’heure, dans un supermarché. En gros, il est possible de moudre son café directement dans le magasin, en ouvrant son sachet de café grains (pas encore acheté) et en y versant le contenu. Il suffit ensuite de reprendre ce même sachet pour récupérer le café. J’ai beaucoup de mal à imaginer ça dans un supermarché en France, mais peut-être suis-je mauvaise langue ?

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